jeudi 25 novembre 2010

Méditation sur le Chagrin



Le chagrin est l’une des réponses naturelles du cœur face à la perte.
Lorsqu’on a beaucoup de chagrin, on se permet de ressentir la vérité de la peine que l’on éprouve, le poids de la trahison ou de la tragédie dans notre vie. De part de notre volonté à faire le deuil, nous reconnaissons lentement, nous intégrons et nous acceptons la vérité de nos pertes.

Parfois la meilleure façon de lâcher prise consiste à pleurer.
Il faut du courage pour avoir du chagrin et honorer ainsi son affliction. On peut pleure avec des larmes ou dans un silence méditatif, en priant ou en chantant.
En touchant la douleur causée par des chagrins, nous nous retrouverons face à notre vulnérabilité humaine, impuissants et sans espoir. Ce sont les nuages d’orage du cœur.

La plupart des sociétés traditionnelles offrent des rituelles et un soutien de la communauté pour aider ceux qui traversent le chagrin et la perte.
Nous avons besoin de respecter nos larmes.
En ne prenant pas ce temps, nous allons continuer à nous blinder et à rester insensibles, mais notre cœur ne pourra pas apprendre et grandir des chagrins du passé.

Pour méditer sur le chagrin, asseyez vous seul ou avec un ami avec qui vous vous sentez bien. Prenez le temps de créer une atmosphère de soutien.
Quand vous vous sentez prêt, commencez par être attentif à votre respiration. Sentez votre respiration dans la zone de la poitrine. Cela peut vous aider à être présent à ce qui est en vous. Posez délicatement une main sur votre cœur comme s’il s’agissait d’un être humain vulnérable. Ce que vous êtes.

Tout en continuer à respirer, dirigez votre esprit sur la perte ou le chagrin que vous éprouvez. Laissez l’histoire, les images et les sentiments venir naturellement. Prenez votre temps. Laissez les sensations apparaître progressivement.

Continuez à respirer avec douceur et compassion. Laissez tout ce qui est là, douleur et larmes, colère et amour, peur et chagrin, venir librement. Accueillez ces émotions avec douceur. Laissez-les se défaire de votre corps et de votre esprit. Faites de l’espace pour chaque image qui apparaît. Laissez venir toute l’histoire.
Respirez et considérez tous ce qui vient avec tendresse et compassion. Ayez de la bonté pour tout ce qui s’et passé, pour vous-même, pour les autres.

La peine que nous éprouvons fait partie de la peine du monde. Considérez là avec douceur.

Honorez-là.

Vous n’avez plus besoin de la garder en vous. Vous pouvez lâcher prise en vous établissant dans le cœur de la compassion, vous pouvez tout balayer.

Se libérer de la peine qui est en soi est un processus long et douloureux qui suit pourtant l’intelligence du corps et du cœur. Faites-lui confiance. En plus de la méditation, vous ressentirez peut-être le besoin d’écrire, de crier, de chanter ou de danser votre chagrin. Laissez la sagesse éternelle qui est en vous vous aider à surmonter la tristesse et à ouvrir votre cœur.

par Jack Kornfield

vendredi 22 octobre 2010

Bienfaits de la méditation



Des recherches récentes effectuées sur la réponse de relaxation par le docteur Herbert Benson associé au Harvard Medical School (www.mbmi.org) démontrent que le fait de méditer au moins 10 minutes par jour rend plus apte à composer avec le stress et peut protéger de l’anxiété, de la dépression, des maux de tête, de l’arythmie cardiaque, de l’hypertension et du syndrome prémenstruel.

Quand on pense à la méditation, on a souvent l’image de quelqu’un assis en lotus, les yeux fermés et qui fixe toute son attention sur le passage de l’air à l’entrée de ses narines. Bien que ce type de méditation (Vispasana) soit très répandu, ce n’est qu’une des multiples formes que peut prendre la méditation.

La marche, le jogging, le jardinage, la prière et bien d’autres activités peuvent devenir des formes de méditation. En fait, toute activité qui implique la répétition d’un son, d’une phrase ou d’un mouvement peut devenir méditation si elle est accompagnée d’un détachement passif des pensées envahissantes.
Le but n’est pas d’arrêter de penser, mais plutôt de prendre assez de recul par rapport aux divagations de la « folle du logis » pour apprendre à ne pas s’y accrocher.

Méditation sur un mantra

La méditation sur un mantra consiste à répéter silencieusement un son ou une phrase et à y revenir systématiquement et sans jugement à chaque fois que l’on s’aperçoit que le mental est parti en rêverie (au moins 30 fois par minute pour moi !).

Dans la tradition orientale, le mantra est un son ou un mot ayant une signification spirituelle, qui est donné secrètement au disciple par son maître.

Bien que les recherches du docteur Benson aient démontré que le choix du mantra importe peu, il reste que le mantra nous imprègne de sa signification. Par exemple, la répétition de mots comme Amour, Paix ou Joie aura un effet beaucoup plus bénéfique que la répétition des mots Guerre, Haine ou Tristesse.


Le mantra AUM (OM)

Un des mantras les plus connus et les plus utilisés est AUM (souvent écrit OM). Pour les hindous, c’est le son universel qui contient en lui la vibration de l’Univers et dont la répétition nous met en harmonie avec la conscience universelle.

Lorsque l’on chante le son AUM, il importe de se concentrer sur la vibration de ses trois composantes à l’intérieur de soi, plutôt que sur le volume ou la tonalité du son produit à l’extérieur. Le A résonnera habituellement dans le ventre, le U, dans la poitrine, et le M (avec les lèvres closes), dans le crâne.

Comment méditer sur un mantra

Voici les étapes suggérées pour méditer sur un mantra :

1.Assurez-vous de ne pas être dérangé.
2.Asseyez-vous confortablement sur un coussin ou sur une chaise avec les hanches plus hautes que les genoux, le dos droit et le torse ouvert.
3.Fermez les yeux et fixez votre attention dans votre corps en prenant 3 ou 4 longues respirations conscientes. Puis, laissez la respiration redevenir normale.
4.Commencez à répéter le mantra (vous pouvez commencer à le dire tout haut, puis graduellement, le laisser s’intérioriser). Il importe aussi de laisser le mantra évoluer comme il le veut.
5.Quand vous prenez conscience de pensées envahissantes ou de distractions sensorielles, revenez en douceur au mantra.
6.Après au moins 10 minutes, laissez aller le mantra, revenez à votre corps avec quelques longues respirations et prenez quelques instants pour savourer les fruits de votre pratique avant de retourner à vos activités.


Il est tout à fait normal que votre mental vous entraîne un peu partout. Ne vous jugez surtout pas et, au lieu de vous forcer à penser au mantra, tenez le simplement à l’avant-plan de votre conscience et laissez aller les pensées, émotions et sensations dès que vous en prenez conscience.

Méditation instantanée

Cette technique peut aussi être utile de façon instantanée lorsqu’une situation de notre vie déclenche des pensées dévalorisantes qui occupent tout l’espace intérieur et menacent de nous faire « perdre les pédales ».

Il s’agit alors de prendre quelques grandes respirations et de fixer son attention sur un mantra comme AUM. Le mantra agit alors comme un ancrage pour nous ramener à l’état de paix intérieure associé à notre pratique de méditation.

Après quelques secondes, on peut habituellement revenir à nos activités et composer plus calmement avec les défis du quotidien.

Ayez de belles rencontres au-dedans de vous!

Source : Pierre Bélisle

mercredi 21 juillet 2010

Questions/Réponses Makko ho















Voici un extrait d’une pratiquante qui me pose les questions
intéressantes sur les Makko Ho.



Je commence à m'intéresser aux "Makko-Ho"... Certaines postures sont effectivement plus faciles que d'autres mais je ne comprends pas pourquoi vous dites que "la plus facile est celle qui signifie l'état de manque d'énergie" ? (car je ne le ressens pas)

J’aurais du préciser « le manque d’énergie dans le méridien en question. »
On peut très bien ne pas sentir le manque d’énergie en général, car si un méridien est en manque d’énergie, il y a forcément un autre qui prends le relais et travaille à sa place ce qui est naturel. Les problèmes arrivent quand nous ne respectons pas nos rythmes, notre façon de manger, bouger et penser influence l’état énergétique de l’organisme.


Selon la Médecine Traditionnel Chinoise, l’écoulement du Ki dans l’organisme dépend, selon l’horloge circadienne, des rythmes spécifiques ce que l’on appelle aujourd’hui des biorythmes.
Ils existent des cycles de la journée, ainsi que les cycles saisonniers. Si nous vivions d’une manière idéale en harmonie avec la nature, la circulation du Ki se déroulera selon ses lois.
Dans le Zen Shiatsu, ce qui nous intéresse c’est le moment présent, le ressentie immédiat.
Par exemple, si vous avez passé une soirée assez arrosée, vous pouvez sentir le lendemain une difficulté à effectuer l’exercice pour le foie et le VB (donc « trop d’énergie ») et vous trouverez un autre exercice beaucoup plus facile (le méridien qui est donc en manque). Un état amoureux va immédiatement influencer le couple Maitre du Cœur et Triple Réchauffeur, voir Cœur, Intestin Grêle si il s’agit d’un choque émotionnel. Avec les Makko ho, le but recherché n’est pas de changer ou réparer quelque chose mais accompagner et soutenir la Vie qui est en chacun.


Ah oui et autre chose aussi, vous dites au début de l'e book, que les Makko-Ho "doivent être effectués (...) toujours à l'expiration" Vous voulez dire qu'il faut davantage insister sur l'expiration?

Oui, chaque exercice se fait sur l’expiration et une visualisation, car le souffle représente le Ki projeté. C’est une explication assez simpliste, mais compréhensible. Cette expiration devrait être plus longue que l’inspiration. Ca viendra avec le temps.

A un moment vous parlez de prendre "deux expirations profondes", alors au final je ne sais pas très bien comment respirer....

Avant la posture vous inspirez, sur l’expiration vous effectuez le mouvement. Quand vous arrivez dans la position qui est confortable pour vous, vous vous arrêtez, vous inspirez et si vous pouvez, vous continuez le mouvement en expirant sinon, vous restez dans cette position, vous inspirez, vous expirez, vous inspirez, vous expirez. Je dis deux fois mais vous pouvez rester dans chaque position beaucoup plus de temps.

mardi 15 juin 2010

Discours du professeur Bernard Debré


Professeur Bernard DEBRE a mené un discours intelligeant qui s’adressait à mon avis à ses confrères, plutôt qu’aux praticiens, enseignants ou étudiants en shiatsu. Que c’est le temps de ne plus considérer les médecines orientales comme farfelues et qu’on pourrait ainsi éviter d’ouvrir, d’enlever, ajuster ou modifier l’être humain grâce à des médicaments chimiques. En tous cas, il nous a exprimé son soutien et son appui auprès des pouvoirs publics.

En ce qui concerne l’expérience menée auprès de son équipe à l’Hôpital Cochin, il dit :
« Personnellement je crois en l’efficacité du Shiatsu tout simplement parce que j’en ai fait l’expérience. La relaxation du mental, c’est une technique qui permet de se sentir mieux physiquement et moralement. Les deux sont liés. Ce que je regrette c’est effectivement que cela ne soit pas
plus généralisé. J’ajoute que le fait que tout le personnel, infirmières, médecins, ait manifesté une adhésion totale à cette expérience est un signe encourageant et significatif de la bonne cohésion du groupe. J’y vois un gage d’efficacité. De plus, un certain nombre de problèmes sociaux ou
personnels peuvent au passage être ainsi dédramatisés. Ne voyez pas là une marque de paternalisme mais plutôt une conscience claire de ce que doit être l’ambiance au sein d’une équipe soignante confrontée en permanence à la souffrance et à la mort des autres.
Cette prise en charge, cette convivialité, cette cohésion d’équipe sont des éléments fondamentaux et je reconnais y veiller personnellement dans le cadre de ce service. Pour moi le Shiatsu y contribue, il est un facteur très important de cette politique de « bien-être ».

par Greta Liberge
shiatsu-bordeaux.com

mercredi 7 avril 2010

Les Solutions de traitement de fibromyalgie par Shiatsu.

La fibromyalgie est le terme pour désigner un syndrome connu depuis longtemps sous le nom de syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID). L'efficacité des traitements de fibromyalgie conventionnels est limitée. Mais de nombreuses autres voies offrent des solutions.
Selon la médecine conventionnelle, pour poser un diagnostic, il faut qu'au moins onze points sensibles sur dix-huit réagissent à une simple pression du doigt, et que la personne ressente des douleurs généralisées depuis au moins trois mois. Les points sensibles peuvent se situer en différentes parties du corps, tant du côté gauche que du côté droit, et tant en haut qu'en bas de la taille. Aucun test de laboratoire ne peut diagnostiquer la fibromyalgie, mais par mesure de prévention, certains examens sont pratiqués pour exclure certaines maladies, dont les symptômes sont similaires.

La douleur chronique maintient le corps dans un état de tension, de stress, qui tend lui-même à aggraver les douleurs. C’est pourquoi il est important pour les personnes atteintes de douleur chronique de se créer un environnement peu stressant physiquement et psychologiquement.

Plusieurs méthodes simples favorisent la détente et contribuent au bien-être. Pratiquer des respirations lentes en se concentrant sur le passage de l’air dans ses poumons en est une. La méditation, la visualisation, le biofeedback et le training autogène sont d’autres méthodes qui procurent la fameuse réponse de relaxation décrite par le Dr Herbert Benson au début des années 1970.


Le shiatsu permet réduire le stress et l’anxiété par son effet relaxant à condition qu’il soit pratiqué par un praticien expérimenté. Il est difficile d’imaginer comment les pressions qui sont l’un des moyens le plus utilisés dans le shiatsu répondent très bien aux douleurs et des tensions, pourtant c’est le cas.
Les douleurs au cou et aux trapèzes provoquées par le syndrome myofascial répondraient bien, elles aussi, à la pratique du shiatsu.

Avant de bénéficier d’une séance de shiatsu, il est important de bien informer le praticien de shiatsu de son état. Par exemple, en cas de fibromyalgie, la séance devrait débuter doucement et augmenter peu à peu en intensité pour ne pas aggraver les douleurs. Dans ma pratique j’insiste sur la respiration de mes receveurs et j’adapte ma respiration à la leur. Lors de la première séance, je n’utilise pas des pressions par pouces ou doigts, mais des pressions des paumes de main et beaucoup de techniques de vibration, l’utilisation de hachi maki est souvent agréable au receveur. On peut rentrer de cette façon en harmonie avec le receveur, un peu comme si on voulait dire « bonjour » au corps tout simplement et de l’assurer d’une confiance au toucher. L’écoute des réactions, l’observation et la présence du praticien est l’aspect le plus important lors de traitement shiatsu en ce qui concerne le syndrome de fibromyalgie.
Les personnes atteintes de douleur chronique deviennent parfois hypersensibles à toutes les stimulations, que ce soit le bruit, la lumière ou les émotions fortes. Adapter son lieu et son mode de vie afin que le niveau de stress soit au plus bas est primordial pour ces personnes.

Greta Liberge
shiatsu-bordeaux.com