
Quand nous sentons les choses de l’intérieur
sous toutes ses formes, nous ressentons la relation
entre nos émotions et le système nerveux autonome,
qui contrôle les muscles lisses et les glandes.
Ce système a comme fonction de susciter ou d’inhiber
certaines activités et sécrétions internes et externes.
En apprenant à percevoir les effets physiologiques de
la peur, de la colère et de l’anxiété en nous, nous
comprenons mieux comment ces émotions sont liées à
la branche sympathique du système nerveux autonome,
qui prépare le corps au combat ou à la fuite.
Le système sympathique réagit en « sympathisant » avec
nos émotions, surtout celles qui sont liées à la peur,
au danger et à la stimulation : transpiration, bouche
sèche et toute autre forme d’excitation.
Ce système dont les ramifications se situent principalement
dans la poitrine et les zones situées près du milieu
de la colonne vertébrale, communique avec le reste du
corps en transmettant les impulsions du cerveau par
l’intermédiaire des chaînes de ganglions sympathiques
qui descendent le long des deux côtés de la colonne vertébrale.
À partir de ces ganglions, des fibres nerveuses transportent
les impulsions vers les divers organes internes.
Ces impulsions font diminuer le mouvement dans les organes
digestifs, augmenter le rythme cardiaque et la tension
artérielle, resserrer les vaisseaux sanguins. Elles
dilatent les passages d’air dans les poumons, libèrent
le sucre emmagasiné dans le foie et inonde le corps
d’adrénaline et de norépinephrine en provenance des surrénales,
tout cela pour que davantage de sang et d’énergie soient
disponibles pour le passage à l’action.
Les émotions dites négatives ont une certaine valeur.
Malgré les problèmes qu’elles suscitent dans notre vie,
ce que nous appelons « émotions négatives » constituent
une valeur importante sur le plan de la survie.
Elles sont des signaux qui nous indiquent que quelque
chose va mal dans notre vie ou que nous devons passer
à l’action pour éviter un problème.
L’anxiété ressentie par l’étudiant la veille d’un examen
ou celle du cadre qui doit remettre un rapport financier
le lendemain peu jouer un rôle positif puisqu’elle les
incitera à se bien préparer, en autant que l’anxiété
ne soit pas excessive et ne vienne pas causer de la peur et un manque de concentration.
La colère éprouvée par une femme envers un homme qui
abuse physiquement ou psychologiquement d’elle la poussera
soit à quitter cet homme, soit à entamer une relation
plus saine avec une autre homme, pour peu que cette colère
ne la pousse pas à devenir violente.
La colère qu’une mère ressent envers son adolescente
qui ne rentre pas de la nuit viendra peut-être motiver
la mère et la fille à essayer de communiquer sur un autre
mode.
Elles foisonnent les émotions soit-disant négatives
pour nous fournir des informations capitales sur ce qui
se passe dans notre vie, en autant qu’elles ne soient pas
excessives.
Et ces informations peuvent nous aider à poser des gestes
intelligents pour nous et pour les autres.
Malheureusement, nombre de nos émotions négatives atteignent
souvent un point où elles ne semblent avoir aucune résolution
apparente. Elles nous laissent le cœur battant, les muscles
raidis, la digestion altérée, avec de la constipation,
de la tension, etc.
Le temps faisant, ces malaises peuvent devenir chroniques
et consommer l’énergie dont nous avons besoin pour guérir
et grandir spirituellement. Une fois que ces problématiques
deviennent ancrées, la branche parasympathique du système
nerveux autonome, dont le rôle est de freiner le système
nerveux sympathique, ne pourra apporter qu’un soulagement
temporaire, à moins que nous réussissions à apprendre
comment le mettre en fonction sur de plus longues périodes.
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