dimanche 27 septembre 2009

"Comment mettre en marche le système nerveux parasympathique"


Pour mettre en marche le système nerveux parasympathique,
il est bon d’avoir quelques notions de son fonctionnement.
Les neurones de ce système se trouvent principalement
dans certains nerfs crâniens, comme le nerf vague qui v
ient du bulbe rachidien, et dans la partie inférieure de
la colonne vertébrale.

Les ganglions parasympathiques ne courent pas le long de
la colonne vertébrale mais sont localisés près des organes
sur lesquels ils ont une influence. Les impulsions venant
de ces ganglions réduisent le rythme cardiaque,
dilatent les vaisseaux sanguins, augmente le péristaltisme
et resserrent les passages d’air des poumons,
permettant ainsi au corps de ralentir et de se reprendre.

Comment pouvons-nous intentionnellement mettre en marche
le système nerveux parasympathique, et ainsi réagir au
stress et le réduire, sans l’aide de psychologue, etc.?
Nous pouvons le faire grâce à l’attention.
Lorsque nous sommes tendu ou stressé, notre attention -
contrôlée par le système nerveux sympathique - se concentre
automatiquement sur la cause de notre tension, sur les pensées
et émotions compulsives étant en rapport avec la tension,
ou encore sur des symptômes physiques particulièrement
déplaisants.

Ces réactions nous étriquent à un point tel que nous ne
voyons aucune autre alternative. Pour apprendre à relaxer
dans de telles situations, il faut apprendre à jouer avec
l’attention et à l’élargir afin d’y inclure les parties de
nous qui ne sont pas sous l’emprise de la négativité.

« Il suffit de fermer les yeux et de se syntoniser sur les
parties du corps avec lesquelles vous êtes le plus à l’aise.
Quand vous sentez cette aise dans un endroit de votre corps,
appréciez-la et laissez-la s’approfondir et se répandre
d’elle-même au reste de votre corps. L’aise, c’est bien
plus qu’une simple parole ou un état de paresse.

Quand vous plongez dans cette zone d’aise intérieure,
c’est que vous avez mis en marche le système parasympathique,
votre capacité naturelle à relaxer.

La respiration naturelle joue un rôle important pour
apprendre à se laisser aller profondément dans cette
aise intérieure et, par conséquent, pour apprendre à
se servir de la conscience pour harmoniser les fonctions
fortifiantes et dynamisantes du système nerveux.

Par ailleurs, comme la respiration naturelle vient
masser les organes internes et détendre notre dos,
elle a aussi un impact heureux sur les nerfs et
ganglions parasympathiques se trouvant dans ces zones.

Malheureusement, la plupart des gens ont de la difficulté
à se sentir de l’intérieur et connaissent mal l’ampleur du
conditionnement de leurs perceptions et de leurs comportements
à travers le filtre d’émotions comme la colère, la peur et
l’anxiété.

Nous sommes devenus tellement habitués à de grands niveaux
de stress et de négativité, que nous les considérons comme
l’état normal et que nous ne réalisons pas à quel point
notre santé et notre vitalité s’en ressentent.

Le bruit généré par ce stress rend presque impossible l’écoute
de l’intelligence quiète et innée de notre corps. Et quand nous
sommes incapables d’accéder à cette intelligence, nous empirons
la situation en recourant à des soulagements instantanés
sous forme de stimulations excessives : l’alcool, la drogue,
le tabac, la caféine, la nourriture, la sexualité, la télévision, etc.

Parfois, lorsque nous réalisons dans un moment de
clarté l’absurdité de la situation, nous essayons
de composer rationnellement avec le stress.

Malheureusement, notre mental a en lui-même peu de
pouvoir pour trouver des solutions efficaces, surtout dans
une société d’information qui inonde notre conscience de
nouvelles et d’images négatives en provenance du monde entier.
Ce qui en résulte, c’est encore plus de tension, un sentiment
d’impuissance et l’émergence de divers symptômes et maux
chroniques, nombre d’entre eux n’étant pas juste le résultat
du stress mais celui de la façon dont nous essayons de les fuir.

S’adapter aux effets du stress n’est pas une solution
Dans l’incapacité de solutionner avec efficacité notre stress
sous toutes ses formes, nous avons appris avec le temps à
composer avec ses effets. Certains d’entre nous, par exemple,
ventilent simplement leurs émotions négatives sur les autres,
surtout la colère, parce qu’ils croient que c’est bon pour eux.

Des recherches récentes laissent cependant entendre que la
ventilation de la colère nous met davantage en colère, pas moins,
et que cela augmente les risques pour la santé. Qui plus est, un
tel comportement transmet notre négativité aux autres, qui vient
s’ajouter à leurs propres problèmes.

L’expression des émotions négatives n’est cependant pas aussi
répandue que leur évitement. Il existe bien des façons de ne pas sentir.
Enfants, certains d’entre nous ont appris à se servir du monde des
fantasmes et du refoulement pour éviter de sentir la douloureuse
contraction qui se produisait quand nos parents ne nous acceptaient
pas tel que nous étions et nous voulaient à leur image.

Adultes, nous avons appris à ravaler nos émotions négatives et
à nous réfugier dans des émotions considérées comme plus positives.
Nous avons donc appris à refouler nos émotions dites négatives
pour fonctionner sur un mode que nous croyons raisonnable, un
mode basé sur l’image que nous voulons donner de nous.

Mais selon la loi scientifique de conservation de l’énergie,
l’énergie neurobiochimique de ces émotions ne peut être détruite.
Elle peut seulement être transformée. Et nous savons également
que, si nous y prêtons attention, cette énergie est souvent
transformée en énergie mécanique ou cinétique qui agit sans
que nous en ayons conscience sur nos nerfs, nos tissus, notre
structure et nos mouvements.

Le refoulement des émotions se manifeste non seulement dans
notre posture et nos mouvements, mais aussi dans les tensions
corporelles profondément enfouies, tensions qui sapent notre
énergie et minent notre santé physique et psychologique.
En apprenant à sentir ces tensions dans notre corps, nous pouvons
un jour ou l’autre face à nos plus inconscientes émotions de
colère, d’inquiétude, de peur, d’anxiété, de tristesse, etc.

L’objectif n’est pas de nous débarrasser de ces émotions dites négatives,
chose qui est impossible et peu souhaitable, mais de trouver le
courage d’en faire pleinement l’expérience, de les ouvrir et
de les exposer à la lumière impartiale de la conscience.

Du point de vue taoïste, lorsque nous devenons pleinement conscient
de nos émotions négatives sans les amplifier ni nous en défendre,
l’énergie neurochimique qu’elles activent en nous peut être
transformée en pure énergie de vitalité. Ainsi que les Taoïstes
le disent, « les nuages, la pluie et la foudre sont aussi nécessaires
à notre environnement que le soleil et le calme.

Sans un harmonieux équilibre entre ces deux aspects du temps,
la nature serait un véritable désert ». C’est donc par notre
respiration, et en particulier par la respiration naturelle,
que nous pouvons découvrir en nous cette dynamique harmonie.
La respiration naturelle, profonde et aisée, nous permet
donc de mettre en marche le système nerveux parasympathique
ainsi que le processus de guérison qui nous amène à devenir
de nouveau entier.

vendredi 25 septembre 2009

"Les émotions et le système nerveux autonome"


Quand nous sentons les choses de l’intérieur
sous toutes ses formes, nous ressentons la relation
entre nos émotions et le système nerveux autonome,
qui contrôle les muscles lisses et les glandes.

Ce système a comme fonction de susciter ou d’inhiber
certaines activités et sécrétions internes et externes.
En apprenant à percevoir les effets physiologiques de
la peur, de la colère et de l’anxiété en nous, nous
comprenons mieux comment ces émotions sont liées à
la branche sympathique du système nerveux autonome,
qui prépare le corps au combat ou à la fuite.

Le système sympathique réagit en « sympathisant » avec
nos émotions, surtout celles qui sont liées à la peur,
au danger et à la stimulation : transpiration, bouche
sèche et toute autre forme d’excitation.

Ce système dont les ramifications se situent principalement
dans la poitrine et les zones situées près du milieu
de la colonne vertébrale, communique avec le reste du
corps en transmettant les impulsions du cerveau par
l’intermédiaire des chaînes de ganglions sympathiques
qui descendent le long des deux côtés de la colonne vertébrale.

À partir de ces ganglions, des fibres nerveuses transportent
les impulsions vers les divers organes internes.
Ces impulsions font diminuer le mouvement dans les organes
digestifs, augmenter le rythme cardiaque et la tension
artérielle, resserrer les vaisseaux sanguins. Elles
dilatent les passages d’air dans les poumons, libèrent
le sucre emmagasiné dans le foie et inonde le corps
d’adrénaline et de norépinephrine en provenance des surrénales,
tout cela pour que davantage de sang et d’énergie soient
disponibles pour le passage à l’action.

Les émotions dites négatives ont une certaine valeur.
Malgré les problèmes qu’elles suscitent dans notre vie,
ce que nous appelons « émotions négatives » constituent
une valeur importante sur le plan de la survie.

Elles sont des signaux qui nous indiquent que quelque
chose va mal dans notre vie ou que nous devons passer
à l’action pour éviter un problème.

L’anxiété ressentie par l’étudiant la veille d’un examen
ou celle du cadre qui doit remettre un rapport financier
le lendemain peu jouer un rôle positif puisqu’elle les
incitera à se bien préparer, en autant que l’anxiété
ne soit pas excessive et ne vienne pas causer de la peur et un manque de concentration.

La colère éprouvée par une femme envers un homme qui
abuse physiquement ou psychologiquement d’elle la poussera
soit à quitter cet homme, soit à entamer une relation
plus saine avec une autre homme, pour peu que cette colère
ne la pousse pas à devenir violente.

La colère qu’une mère ressent envers son adolescente
qui ne rentre pas de la nuit viendra peut-être motiver
la mère et la fille à essayer de communiquer sur un autre
mode.

Elles foisonnent les émotions soit-disant négatives
pour nous fournir des informations capitales sur ce qui
se passe dans notre vie, en autant qu’elles ne soient pas
excessives.
Et ces informations peuvent nous aider à poser des gestes
intelligents pour nous et pour les autres.

Malheureusement, nombre de nos émotions négatives atteignent
souvent un point où elles ne semblent avoir aucune résolution
apparente. Elles nous laissent le cœur battant, les muscles
raidis, la digestion altérée, avec de la constipation,
de la tension, etc.

Le temps faisant, ces malaises peuvent devenir chroniques
et consommer l’énergie dont nous avons besoin pour guérir
et grandir spirituellement. Une fois que ces problématiques
deviennent ancrées, la branche parasympathique du système
nerveux autonome, dont le rôle est de freiner le système
nerveux sympathique, ne pourra apporter qu’un soulagement
temporaire, à moins que nous réussissions à apprendre
comment le mettre en fonction sur de plus longues périodes.

mercredi 16 septembre 2009

"Transformez le stress en vitalité! "


Pour comprendre les multiples forces mentales,
émotionnelles et physiques qui influent sur notre
santé et notre bien-être, nous devons apprendre
à sentir notre corps, nos muscles, nos organes,
nos os, nos tissus de façon plus impartiale.

Nous devons apprendre à prendre des
« clichés sensoriels » internes de notre
fonctionnement organique.

Ce faisant, nous pourrons observer les
diverses habitudes de notre structure
psychocorporelle, ainsi que les principes
physiologiques
qui donnent à ces habitudes le pouvoir d’influer sur
notre santé.

Ceci est important vu qu’on estime que les
problèmes liés au stress comptent de nos jours –
directement ou indirectement - pour 50 à 80 %
de toutes les maladies : rhumes chroniques,
hypertension, maladies cardiaques,
ulcères, syndrome du colon irritable, dépression,
arthrite, insomnie, certains types de cancer et
bien d’autres affections.

Le stress mine notre santé en autres en augmentant
la production de cortisol, qui vient réprimer
le système immunitaire.

Une étude dont les résultats furent publiés au
début des années 1990 dans le New England Journal of
Medicine indique par exemple que des gens sains à
qui on donnait des gouttes nasales contenant le virus
du rhume réagissaient directement en fonction de
leur niveau de stress émotionnel.

D’autres études ont prouvé que le stress - ainsi que
la peur et l’anxiété qui lui sont souvent associées –
pouvait faire empirer des maladies auto-immunes
comme la sclérose en plaques et la polyarthrite
rhumatoïde.

En apprenant à nous sentir de l’intérieur, nous en
viendrons à comprendre que le stress n’est pas
toujours celui qui est en cause - un certain degré
de stress peut en fait être bénéfique à notre
santé - mais que ce sont plutôt les façons
habituelles dont nous réagissons au stress
qui le sont.
C’est là que nos émotions jouent un rôle majeur.

Dans le prochain article : Les émotions et le système nerveux autonome

mardi 1 septembre 2009

« Comment le Shiatsu peut vous aider à rester en contact avec votre enfant. »


Bien que masser ses enfants peut s’avérer une pratique
très efficace, à partir d’un certain age,
(adolescence et préadolescence), les enfants peuvent
avoir du mal à se faire masser par leur parents.

Dans ce cas le Shiatsu, adapté à l’enfant, s’avère
une excellente technique car il procure
le sentiment de sécurité puisqu’il se pratique à
travers les vêtements.

De ce fait, vous pouvez pratiquer le Shiatsu avec
l’enfant même en dehors de la maison.
Dans un jardin, un parc public, ou à la plage,
le Shiatsu vous permet à tous les deux d’avoir
un moment privilégié à travers le toucher.

En plus du sentiment de bien-être qui doit
être le premier but à rechercher, le Shiatsu
permet un réel relâchement physique et mental,
mais surtout cela donne une véritable occasion
d’échanger avec vos enfants quand la communication
verbale s’avère difficile.

Vous pouvez non seulement aider vos enfants à
évacuer les tensions, le stress et les angoisses
mais aussi, à les rendre conscients de leur propre
corps en constante mutation ; à faire la paix avec
lui et ainsi développer le respect envers celui-ci.

En effet, beaucoup de problèmes « dits alimentaires »
comme la boulimie ou l’anorexie, sont souvent les
symptômes d’un manque affectif ou d’une mauvaise
appréciation de soi et peuvent être corrigés par le Shiatsu.

Sans connaître les trajets des méridiens et des points
vitaux qui sont un domaine des professionnels, vous
pouvez utiliser les techniques classiques du Shiatsu
comme les pressions par les paumes de la main,
mais les étirements, le bercement et les rotations
peuvent être également expérimentés.

Je dis toujours que le Shiatsu est une danse. Avec le temps
vous pouvez vous-même développer cette sensibilité
d’écouter véritablement vos enfants à travers le toucher,
et de répondre à ce que vous percevez. A votre tour vous
découvrirez les moments de paix, et vous relâcherez vos
propres tensions insoupçonnées.

Vous pouvez vous adresser à un professionnel pour
qu’il vous apprenne les principes des techniques simples
du Shiatsu ou alors renseignez-vous sur l’existence des
ateliers sur ce sujet dans votre ville.

Greta Liberge www.shiatsu-bordaeux.com